Créé en 2008 pour permettre une meilleure poursuite d’études, le bac STG ouvre des opportunités de cursus dans tous les secteurs du tertiaire, mais souvent à partir d’un cycle court.
Le bac STG (Sciences et technologies de la gestion) est l’ancien bac STT (Sciences et technologies tertiaires), refondu en 2008 pour permettre une meilleure poursuite d’études à ces bacheliers. Pourtant, à l’heure actuelle, plus de la moitié des bacheliers STG met le cap sur les études courtes (2 ou 3 ans), notamment en BTS-DUT ou écoles spécialisées (voir Etudes courtes après bac STG).
A l’université après le Bac STG : la prime aux filières professionnalisées
Trop théoriques, les licences générales ne sont pas vraiment adaptées à leur profil, hormis la licence AES (où ils subiront toutefois la concurrence des bacheliers ES et S). A réserver, donc, aux meilleurs éléments, motivés, organisés, capables de fournir un travail personnel important et visant des études longues (bac+5). Autres filières possibles : Droit, Economie et LEA.
Voir Licence et Master après un bac STG.
Bacs STG : la licence professionnelle, une excellente opportunité
Il existe aujourd’hui quelque 2 000 « licences pros », dont nombre relevant du secteur tertiaires. Des diplômes à la fois universitaires et professionnalisées, qui connaissent un succès grandissant auprès des bacs STG sortants de L2, de BTS ou surtout de DUT. Leur principal atout par-rapport à une licence classique ?
Créées et gérées en partenariat avec les entreprises, elles présentent au moins 3 mois de stage obligatoire. Un « bonus » encore renforcé lorsqu’elles sont préparées en alternance. La sélection se fait sur dossier et projet professionnel. Le rythme de travail est soutenu, mais plus de 80% des étudiants sont diplômés dans l’année.
A la clé, s’ils le souhaitent une insertion efficace sur le marché du travail. D’après une enquête de l’ADIUT (Assemblée des directeurs d’IUT) de 2009, les 3/4 des diplômés de licence pro s’insèrent directement dans l’emploi, avec un temps moyen de recherche inférieur à 3 mois. Mais la licence pro permet également la poursuite d’études, notamment en master 1 ou en école de commerce.
LES IUP : le pari gagnant, vers des études longues ET professionnalisées
Les IUP (Instituts universitaires professionnalisés) ont été créés en 1991 fin d’assurer de meilleurs débouchés aux étudiants de l’université. Ces formations de niveau bac+5 (Master 2) sont particulièrement porteuses pour les bacheliers STG ayant déjà validé une L2 ou, surtout, un DUT (dont ils sont le prolongement naturel) dans le haut du peloton. Très sélective, la filière n’intègre qu’1 étudiant sur 4 en moyenne, par dossier et entretien, voire par concours.
Si les IUP sont si demandés, c’est parce qu’ils allient enseignement universitaire de niveau théorique élevé et forte professionnalisation. Les professionnels sont associés au choix et à la mise en œuvre des programmes et la formation est assurée en alternance université-entreprise (6 mois au moins de stage en entreprise).
La dimension internationale y est aussi de mise (avec 2 langues étrangères, un cursus et des stages à l’étranger). Près de la moitié des IUP forme à des activités tertiaires, avec une grande diversité d’options : banque/finance/assurance, commerce et vente, information/communication, transport / tourisme / hôtellerie, management, économie, méthodes informatiques appliquées à la gestion (MIAGE, dont la double compétence en informatique et en gestion est très appréciée des recruteurs)…
Bacs STG : Ecoles spécialisées en 2 à 5 ans après le bac, de nombreux débouchés
Un choix qui concerne moins de 5% des bacheliers STG. Recrutement sur concours le plus souvent.
Commerce, gestion, comptabilité :
Les écoles de commerce
Une quarantaine d’écoles de commerce en 4 ou 5 ans proposent un recrutement dès le bac. Pour les STG ayant suivi de préférence les spécialités communication et gestion des entreprises ou mercatique. D’autres écoles forment en 2 ou 3 ans à la vente (spécialité mercatique en première ligne).
Expertise comptable
Cette filière prépare à différents diplômes : du DCG (diplôme de comptabilité et gestion, bac + 3) à celui d’expert-comptable (bac + 8), en passant par le DSCG (Diplôme supérieur de comptabilité et de gestion) à bac+5. Pour les STG de la spécialité comptabilité et gestion et de bon niveau en maths.
Santé, social
Les écoles de ces domaines préparent en 3 ans, voire 4 ans, au DE (diplôme d’État), vers les métiers d’assistant social, conseiller en économie sociale et familiale ou infirmier. Attention : la plupart des métiers de la santé (kinésithérapeute, technicien d’analyses biomédicales…) sont la chasse gardée des bacs S.
Tourisme, hôtellerie
A conseiller aux bacheliers STG ayant étudié 2 langues étrangères au lycée. Les MC (mentions complémentaires), notamment en accueil-réception, se préparent en 1 an dans certains lycées. De nombreuses formations privées, souvent coûteuses, mènent à des diplômes, en gestion hôtelière ou autre, en 2 ou 3 ans.
Bacs STG : classes prépas vers les écoles de commerce, la voie étroite
Moins de 2% des bacs STG s’orientent dans cette voie sélective et exigeante. Pourtant une filière (la voie technologique) leur est réservée en classes prépas économique et commerciale. Quelques places leur sont également dédiées dans les prépas économiques Cachan, qui préparent au concours de l’ENS (Ecole normale supérieure) de même nom. Dans les deux cas, éléments moyens ou insuffisamment motivés s’abstenir : la concurrence des bacs généraux sera rude !
Préférer la voie des admissions parallèles après un BTS-DUT ou une licence pro (voir Ecole de commerce après bac STG).




























